Set-OPS-Public/docs/autorisation.md
Daniel Allaire 419ecaba63 identite : une declaration de politique de mot de passe, deux executants
Quatre defauts mesures dans l'integration Keycloak/LDAP, meme famille : une
valeur declaree d'un cote, consommee de l'autre, rien qui verifie la jonction.

1. Aucune regle ne s'appliquait sur le chemin d'un vrai utilisateur. Sonde :
   « abcd » refuse par l'operation etendue LDAP, accepte par Keycloak (204),
   puis actif pour l'authentification. Keycloak ecrivait userPassword en
   direct (ppolicy aveugle) et le realm n'avait aucune passwordPolicy.
2. ldap_entry ne fait que CREER : la politique etait figee a sa creation. Le
   depot disait pwdMustChange TRUE, le serveur FALSE — une reconstruction
   from-zero aurait ressuscite la boucle du 2026-08-07. ldap_attrs state=exact
   reconcilie la politique et l'overlay (DN lu, pas devine).
3. syncRegistrations absent : un compte cree dans Keycloak n'atteignait jamais
   ou=people — acces web, aucune boite, invisible du modele de groupes.
4. Le prenom pointait sur cn (nom complet) : « Administrateur systeme systeme ».

Ajoute roles/resoudre_politique_mdp : LA declaration, traduite en pwdPolicy,
passwordPolicy et anti-force-brute. Les deux roles la consomment sans la
redeclarer.

usePasswordModifyExtendedOp ET validatePasswordPolicy : la seconde est
porteuse, Keycloak se liant en rootDN et slapd n'appliquant pas ses controles
de qualite au rootDN. La premiere seule aurait paru juste sans tenir.

Verification : abcd -> 400 « minimum length 12 » et absent de LDAP ; mot de
passe conforme -> 204 puis ldapwhoami accepte ; POST users -> 201 ET present
dans ou=people. Second passage des deux playbooks : changed=0.

Co-Authored-By: Claude Opus 5 <noreply@anthropic.com>
2026-08-08 06:28:10 -04:00

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Accès et habilitations : Set-OPS amorce, le sysadmin gouverne

Directive d'architecture du 2026-08-07. L'authentification dit qui tu es (authentification.md). Ce document dit ce que tu peux faire — et surtout qui en décide. La réponse n'est pas « le dépôt ».

1. Le constat, mesuré

ou=groups est créé par serveur_openldap depuis le début. Au 2026-08-07, c'est un conteneur vide qu'aucun service ne lit : pas un memberOf, pas un filtre de groupe dans les 29 rôles du catalogue.

Toute personne qui s'authentifie obtient donc le défaut du service — tout, ou rien. Et aucun humain n'a de compte : ou=people est vide aussi. L'écosystème est déployé et personne ne peut y entrer autrement que par les comptes de secours en voûte.

2. Deux régimes, et la frontière entre eux

C'est la décision principale, et elle contredit délibérément la doctrine du dépôt.

Partout ailleurs, un écart entre le déclaré et le réel est un défaut à corriger : les devis réconcilient, les applicateurs retirent ce qui n'est plus demandé. Ici, l'écart est légitime — c'est le sysadmin qui fait son travail.

Qui décide Régime
Infrastructure — quel groupe accorde quoi dans un service Set-OPS réconcilié à chaque déploiement, comme le reste
Habilitations — qui appartient à quel groupe une personne amorcé une fois, jamais réconcilié

Le mapping « le groupe sysadmin vaut Admin dans Grafana » est de la configuration d'infrastructure : il se déclare, se dérive et se corrige. Savoir qui est dans sysadmin ne l'est pas — c'est une décision d'exploitation, prise par un humain, souvent en urgence, et le dépôt n'a pas à la défaire au prochain make deployer.

Un dépôt qui réconcilierait les appartenances effacerait le compte créé la veille pour un nouvel employé. C'est exactement le genre de « correction » qu'il ne faut pas faire.

3. L'amorçage est un one-shot

Set-OPS crée un accès : celui du sysadmin, pour qu'il puisse prendre la main. Rien de plus.

Idempotence par non-intervention. La condition n'est pas la conformité, c'est l'existence : si le compte est là, on n'y touche pas — ni son mot de passe, ni ses groupes, ni ses attributs. Il a pu être renommé, promu, déplacé ; c'est le droit de celui qui exploite.

compte sysadmin absent  →  créé, mot de passe généré en voûte, changement forcé
compte sysadmin présent →  aucune action, quel que soit son état

C'est la différence entre state: present et une réconciliation. Le second serait un défaut ici.

Le premier mot de passe n'est pas le mot de passe de quelqu'un. Généré, déposé en voûte, changement forcé à la première ouverture : c'est un jeton d'amorçage à usage unique. Sans ce changement, l'auteur du déploiement connaîtrait le mot de passe du sysadmin — ce qui contredit « une identité, une personne ».

4. Où vivent les habilitations : LDAP, pas Keycloak

Les groupes LDAP sont la source unique. Keycloak les projette en rôles pour le web ; les services non-OIDC les lisent directement.

L'argument est mécanique, pas doctrinal : Dovecot et Postfix ne savent pas lire un rôle Keycloak. L'y loger rendrait la moitié courriel du système aveugle, et imposerait au sysadmin de tenir deux modèles de permissions — donc de les voir diverger.

Conséquence pratique pour l'exploitant : un seul endroit à administrer. Ajouter quelqu'un au groupe sysadmin dans LDAP lui ouvre Grafana, Forgejo, Icinga et le courriel, sans toucher à un seul service.

5. Un service nomme un groupe, jamais une personne

C'est la règle qui rend la reprise possible. Chaque rôle déclare le groupe qu'il reconnaît, dans son meta/acces.yml :

acces:
  - groupe: sysadmin       # groupe LDAP
    accorde: Admin         # ce que ça vaut DANS ce service
    raison: >-
      Administration : sources de données, tableaux de bord, utilisateurs.      

Le champ accorde est le vocabulaire du service, pas un niveau abstrait : Admin chez Grafana, owner chez Forgejo. Inventer une échelle commune obligerait à la traduire partout, et la traduction est exactement l'endroit où une habilitation se perd.

Un service qui nommerait une personne créerait une dette qu'on découvre le jour du départ, service par service — et il faudrait un déploiement pour révoquer quelqu'un.

6. Prendre la main — le runbook

Ce qui suit est destiné au sysadmin le jour de la livraison. C'est la partie utile de ce document.

6.1 Récupérer le mot de passe d'amorçage

ansible-vault view instance/inventories/principal/group_vars/all/vault.yml \
  | grep vault_sysadmin_amorcage

Tu ne pourras rien faire d'autre avant de l'avoir changé : l'annuaire refuse toute opération sauf le changement lui-même (§3). C'est le premier geste de la reprise, et il n'est pas optionnel.

Le mot de passe de la voûte est lu depuis ANSIBLE_VAULT_PASSWORD_FILE (~/.config/setops-vault-pass par défaut). Sans ce fichier, rien de ce qui suit n'est possible — c'est la clé de voûte au sens propre, et la première chose à sauvegarder hors de la machine.

6.2 Deux consoles Keycloak, et la racine mène à la mauvaise

C'est le piège de la première connexion. https://auth.<domaine>/ redirige vers /admin/ — la console d'administration du realm master. Le compte sysadmin n'y existe pas : il vit dans le realm applicatif. Keycloak répond alors « invalid username or password », ce qui est exact et parfaitement trompeur — le mot de passe est bon, c'est la porte qui ne l'est pas.

Ce que tu veux faire URL Compte
ton compte, tes accès https://auth.<domaine>/realms/<realm>/account/ sysadmin + jeton d'amorçage
administrer ton realm https://auth.<domaine>/admin/<realm>/console/ sysadmin — par le groupe
Keycloak lui-même (secours) https://auth.<domaine>/admin/ admin + vault_keycloak_admin

La première ligne est celle de la reprise. C'est là que le changement de mot de passe te sera imposé, et c'est cette connexion qui importe ton groupe dans le realm — sans elle, les habilitations sur Grafana, Forgejo et Nextcloud restent câblées mais jamais exercées.

Administrer ton realm passe désormais par le groupe : realm-admin (rôle du client realm-management) est attaché à sysadmin. La console est celle du realm — /admin/<realm>/console/ — pas la racine /admin/, qui est celle de master.

La dernière ligne reste le compte de secours (D-40). Sa portée est master, hors d'atteinte du groupe : c'est voulu. Un accès de secours qui dépendrait des habilitations qu'il doit pouvoir réparer ne serait pas un accès de secours.

6.3 Faire confiance à l'AC interne

Les interfaces web portent des certificats de l'autorité interne, qu'aucun navigateur ne connaît. Récupérer la racine et son empreinte :

make ca-racine        # écrit ./root_ca.crt, affiche sujet, validité, empreinte
make ca-empreinte     # la même empreinte, lue SUR l'AC — le témoin de comparaison

Compare les deux avant d'installer. Ce n'est pas une formalité : installer une AC, c'est lui donner le droit de signer n'importe quel nom pour ton navigateur. La comparaison est ce qui distingue ta racine d'une racine interceptée.

sudo cp root_ca.crt /usr/local/share/ca-certificates/setops-root.crt
sudo update-ca-certificates

Firefox a son propre magasin : Paramètres → Certificats → Autorités → Importer.

La racine est un certificat public — elle n'a rien à faire dans la voûte, et tout à faire dans le magasin de confiance de qui administre.

6.4 Où administrer quoi

Ce que tu veux faire Comment
créer/désactiver une personne LDAP (ou=people) via Keycloak, ou ldapmodify
donner ou retirer un accès LDAP (ou=groups) ajouter/retirer du groupe
changer ce qu'un groupe vaut dans un service le plan (meta/acces.yml) c'est de l'infrastructure : éditer, redéployer

La troisième ligne est la seule qui passe par Set-OPS. Les deux premières t'appartiennent et le dépôt ne les touchera plus jamais.

6.5 Si tu te fermes dehors

Les comptes locaux de chaque service existent, sont en voûte, et leur formulaire n'est pas annoncé (authentification.md §3). L'accès de secours passe par sudo sur l'hôte :

grafana-cli admin reset-admin-password
forgejo admin user change-password
occ user:resetpassword

Et si LDAP lui-même est en panne, ces trois commandes fonctionnent quand même : elles ne dépendent ni de Keycloak, ni de l'annuaire. C'est le sens de D-40.

6.6 « Mot de passe oublié » — pour ne pas dépendre de toi

Un utilisateur qui oublie son mot de passe ne doit pas avoir à t'appeler : la seule issue serait alors que tu manipules le mot de passe de quelqu'un d'autre, ce que « une identité, une personne » cherche précisément à écarter. L'écran de connexion du realm porte donc le lien Forgot password?, et Keycloak envoie lui-même le courriel.

Deux conditions, toutes deux tenues par le code :

  • Un relais SMTP. serveur_keycloak le dérive du plan (applications.postfix.hote) — aucun nom de machine n'est écrit nulle part. Le MTA accepte les hôtes du supernet sans authentification (mynetworks) et idm-01 porte déjà client_smtp, donc le flux existe. Si le plan ne déclare pas de MTA, le rôle refuse plutôt que d'afficher un écran qui promet un courriel que personne n'enverrait.
  • Une adresse sur le compte. C'est la seule valeur de l'amorçage qui ne se dérive pas : elle désigne une personne, donc quelque chose d'extérieur au système qu'on amorce. amorcage_acces_courriel doit être déclarée, et le rôle refuse de créer le compte sans elle. Une adresse sysadmin@<domaine_interne> serait un piège : elle est servie par une boîte que tu ne peux pas encore lire.

Attention à un reliquat. Tant que la fédération LDAP était en READ_ONLY, une adresse saisie dans la console de compte restait dans la base de Keycloak sans jamais atteindre l'annuaire. Les deux côtés pouvaient donc afficher des adresses différentes sans que rien ne le signale. En WRITABLE (le mode actuel) le problème ne se reproduit pas, mais les comptes créés avant peuvent encore porter l'écart. Pour le voir et le réduire :

ldapsearch -x -H ldapi:/// -D "cn=admin,$BASE" -W -b "uid=<uid>,ou=people,$BASE" mail
# puis, si les deux diffèrent : corriger dans LDAP (source de vérité), et resynchroniser
# Identity providers → LDAP → Sync all users

6.7 La politique de mot de passe : une déclaration, deux exécutants

Les règles sont déclarées une seule fois, dans resoudre_politique_mdp, en termes neutres. Le rôle les traduit dans les deux dialectes qui doivent les appliquer : pwdPolicy pour OpenLDAP, passwordPolicy pour le realm. Changer la longueur minimale se fait à un seul endroit.

Il a fallu en arriver là parce que les deux se renvoyaient la balle. LDAP portait bien les règles — mais il ne sait que refuser, sans jamais dire pourquoi à l'écran. Keycloak, lui, ne validait rien, et écrivait userPassword directement : l'overlay ppolicy ne voyait même pas passer le changement. Mesuré le 2026-08-08 avec un compte sonde, le même abcd était refusé par l'opération étendue LDAP et accepté par Keycloak, puis actif pour l'authentification.

Deux réglages de la fédération tiennent la correction, et il faut les deux :

Réglage Ce qu'il répare
usePasswordModifyExtendedOp slapd voit le changement passer, donc ppolicy s'applique
validatePasswordPolicy Keycloak valide la politique du realm avant d'écrire

Le second est le contrôle porteur : Keycloak se lie en rootDN, et slapd n'applique pas ses contrôles de qualité au rootDN. L'utilisateur voit désormais « Invalid password: minimum length 12 » au lieu d'un refus muet.

pwdMustChange reste délibérément à FALSE. Il signifie « quand un administrateur pose un mot de passe, l'utilisateur devra le changer ». Comme Keycloak se lie en rootDN, tout changement qui passe par lui est un changement administrateur : l'utilisateur choisissait un nouveau mot de passe, ppolicy reposait aussitôt pwdReset, et l'écran redemandait un changement — sans fin. Le changement forcé à la première connexion est obtenu par l'action requise UPDATE_PASSWORD de Keycloak, qui, elle, se consomme.

6.8 Ce que tu dois changer en priorité

  1. Le mot de passe d'amorçage — imposé dès la première connexion, tu n'as pas le choix (§3).
  2. Les comptes de secours générés au déploiement : ils sont en voûte, et l'auteur du déploiement y a eu accès. Les régénérer transfère réellement le contrôle.
  3. Le mot de passe de la voûte elle-même, si le dépôt change de mains.

6.9 Faire tourner un secret : l'ordre n'est pas indifférent

Les comptes de secours des services (vault_grafana_admin, vault_forgejo_admin, vault_nextcloud_admin) se régénèrent en voûte, puis un redéploiement les applique. Les rôles savent désormais changer un mot de passe existant, pas seulement le créer.

Le compte d'administration de Keycloak est différent : il est le moyen de se changer lui-même. Régénérer la voûte d'abord le rendrait inapplicable — plus rien ne pourrait s'authentifier pour poser la nouvelle valeur. L'ordre est donc inversé :

1. s'authentifier avec la valeur ACTUELLE
2. poser la nouvelle valeur dans Keycloak
3. vérifier que la nouvelle fonctionne
4. seulement alors, écrire la voûte

C'est une procédure, pas un redéploiement. La même contrainte vaut pour tout secret qui est aussi la clé de son propre changement.

vault_openldap_admin en est un, avec deux pièges de plus. Il ne se change pas par ldappasswd : cn=admin n'est pas une entrée de la base mais le rootDN déclaré dans cn=config. Le mot de passe vit dans olcRootPW, et se modifie par un bind EXTERNAL :

slappasswd -h '{SSHA}' -s <nouveau>     puis  ldapmodify -Y EXTERNAL sur olcDatabase={1}mdb

Et il a quatre consommateurs : Keycloak (dans sa base), Dovecot, Postfix, Icinga Web 2 (fichiers de configuration). Les trois derniers suivent au redéploiement ; Keycloak stocke le mot de passe de liaison et le masque — sa réconciliation passe donc par une empreinte, comme les comptes de secours.

Et une vérification n'est pas un message de succès. grafana-cli annonçait « Admin password changed successfully » en écrivant dans une base qui n'était pas celle du serveur. Ce qui l'a démasqué est l'état — le champ updated du compte, inchangé. Après toute rotation, s'authentifier réellement avec la nouvelle valeur.

7. Ce que ce document ne couvre pas

La gestion courante des comptes. Créer, suspendre, réaffecter : c'est le travail du sysadmin, pas du dépôt. Set-OPS ne fournit ni registre de personnes, ni synchronisation — volontairement. Un registre versionné mettrait des données personnelles dans l'historique git, de façon permanente et difficile à retirer.

L'autorisation machine-à-machine. Les comptes de service (PostgreSQL, Redis, jetons d'API) ne sont pas des humains et ne passent pas par LDAP — ils vivent en voûte, liés à un service et non à une personne.

Les permissions internes à un service. Qui peut écrire dans quel dépôt Forgejo, qui voit quel dossier Nextcloud : ça se règle dans le service, à partir du groupe qu'il a reçu. Set-OPS accorde l'entrée et le niveau ; il ne réimplémente pas le modèle de chaque application.

Rien n'est construit. Ce document fixe la direction ; le rôle d'amorçage, les meta/acces.yml et la preuve restent à écrire.