La premiere connexion du sysadmin echouait sur « invalid username or password ». Ni le jeton ni le compte : `https://auth.<domaine>/` redirige vers `/admin/`, la console du realm `master`, ou `sysadmin` n'existe pas — il vit dans le realm applicatif. Le runbook disait « se connecter a Keycloak » SANS donner d'URL, et l'URL evidente est la mauvaise. Il nomme desormais les deux consoles : /realms/<realm>/account/ ton compte sysadmin + jeton /admin/ Keycloak lui-meme admin + vault_keycloak_admin L'absence de `pwdFailureTime` cote LDAP etait le vrai indice : aucune tentative n'atteignait l'annuaire, donc le probleme etait en amont de la validation. Co-Authored-By: Claude Opus 5 <noreply@anthropic.com>
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Accès et habilitations : Set-OPS amorce, le sysadmin gouverne
Directive d'architecture du 2026-08-07. L'authentification dit qui tu es (
authentification.md). Ce document dit ce que tu peux faire — et surtout qui en décide. La réponse n'est pas « le dépôt ».
1. Le constat, mesuré
ou=groups est créé par serveur_openldap depuis le début. Au 2026-08-07, c'est un
conteneur vide qu'aucun service ne lit : pas un memberOf, pas un filtre de groupe
dans les 29 rôles du catalogue.
Toute personne qui s'authentifie obtient donc le défaut du service — tout, ou rien. Et
aucun humain n'a de compte : ou=people est vide aussi. L'écosystème est déployé et
personne ne peut y entrer autrement que par les comptes de secours en voûte.
2. Deux régimes, et la frontière entre eux
C'est la décision principale, et elle contredit délibérément la doctrine du dépôt.
Partout ailleurs, un écart entre le déclaré et le réel est un défaut à corriger : les devis réconcilient, les applicateurs retirent ce qui n'est plus demandé. Ici, l'écart est légitime — c'est le sysadmin qui fait son travail.
| Qui décide | Régime | |
|---|---|---|
| Infrastructure — quel groupe accorde quoi dans un service | Set-OPS | réconcilié à chaque déploiement, comme le reste |
| Habilitations — qui appartient à quel groupe | une personne | amorcé une fois, jamais réconcilié |
Le mapping « le groupe sysadmin vaut Admin dans Grafana » est de la configuration
d'infrastructure : il se déclare, se dérive et se corrige. Savoir qui est dans
sysadmin ne l'est pas — c'est une décision d'exploitation, prise par un humain, souvent
en urgence, et le dépôt n'a pas à la défaire au prochain make deployer.
Un dépôt qui réconcilierait les appartenances effacerait le compte créé la veille pour un nouvel employé. C'est exactement le genre de « correction » qu'il ne faut pas faire.
3. L'amorçage est un one-shot
Set-OPS crée un accès : celui du sysadmin, pour qu'il puisse prendre la main. Rien de plus.
Idempotence par non-intervention. La condition n'est pas la conformité, c'est l'existence : si le compte est là, on n'y touche pas — ni son mot de passe, ni ses groupes, ni ses attributs. Il a pu être renommé, promu, déplacé ; c'est le droit de celui qui exploite.
compte sysadmin absent → créé, mot de passe généré en voûte, changement forcé
compte sysadmin présent → aucune action, quel que soit son état
C'est la différence entre state: present et une réconciliation. Le second serait un
défaut ici.
Le premier mot de passe n'est pas le mot de passe de quelqu'un. Généré, déposé en voûte, changement forcé à la première ouverture : c'est un jeton d'amorçage à usage unique. Sans ce changement, l'auteur du déploiement connaîtrait le mot de passe du sysadmin — ce qui contredit « une identité, une personne ».
4. Où vivent les habilitations : LDAP, pas Keycloak
Les groupes LDAP sont la source unique. Keycloak les projette en rôles pour le web ; les services non-OIDC les lisent directement.
L'argument est mécanique, pas doctrinal : Dovecot et Postfix ne savent pas lire un rôle Keycloak. L'y loger rendrait la moitié courriel du système aveugle, et imposerait au sysadmin de tenir deux modèles de permissions — donc de les voir diverger.
Conséquence pratique pour l'exploitant : un seul endroit à administrer. Ajouter
quelqu'un au groupe sysadmin dans LDAP lui ouvre Grafana, Forgejo, Icinga et le courriel,
sans toucher à un seul service.
5. Un service nomme un groupe, jamais une personne
C'est la règle qui rend la reprise possible. Chaque rôle déclare le groupe qu'il
reconnaît, dans son meta/acces.yml :
acces:
- groupe: sysadmin # groupe LDAP
accorde: Admin # ce que ça vaut DANS ce service
raison: >-
Administration : sources de données, tableaux de bord, utilisateurs.
Le champ accorde est le vocabulaire du service, pas un niveau abstrait : Admin chez
Grafana, owner chez Forgejo. Inventer une échelle commune obligerait à la traduire
partout, et la traduction est exactement l'endroit où une habilitation se perd.
Un service qui nommerait une personne créerait une dette qu'on découvre le jour du départ, service par service — et il faudrait un déploiement pour révoquer quelqu'un.
6. Prendre la main — le runbook
Ce qui suit est destiné au sysadmin le jour de la livraison. C'est la partie utile de ce document.
6.1 Récupérer le mot de passe d'amorçage
ansible-vault view instance/inventories/principal/group_vars/all/vault.yml \
| grep vault_sysadmin_amorcage
Tu ne pourras rien faire d'autre avant de l'avoir changé : l'annuaire refuse toute opération sauf le changement lui-même (§3). C'est le premier geste de la reprise, et il n'est pas optionnel.
Le mot de passe de la voûte est lu depuis
ANSIBLE_VAULT_PASSWORD_FILE(~/.config/setops-vault-passpar défaut). Sans ce fichier, rien de ce qui suit n'est possible — c'est la clé de voûte au sens propre, et la première chose à sauvegarder hors de la machine.
6.2 Deux consoles Keycloak, et la racine mène à la mauvaise
C'est le piège de la première connexion. https://auth.<domaine>/ redirige vers /admin/
— la console d'administration du realm master. Le compte sysadmin n'y existe pas : il
vit dans le realm applicatif. Keycloak répond alors « invalid username or password », ce qui
est exact et parfaitement trompeur — le mot de passe est bon, c'est la porte qui ne l'est pas.
| Ce que tu veux faire | URL | Compte |
|---|---|---|
| ton compte, tes accès | https://auth.<domaine>/realms/<realm>/account/ |
sysadmin + jeton d'amorçage |
| administrer Keycloak lui-même | https://auth.<domaine>/admin/ |
admin + vault_keycloak_admin |
La première ligne est celle de la reprise. C'est là que le changement de mot de passe te sera imposé, et c'est cette connexion qui importe ton groupe dans le realm — sans elle, les habilitations sur Grafana, Forgejo et Nextcloud restent câblées mais jamais exercées.
La seconde reste le compte local de secours : administrer le realm ne passe pas encore par le
groupe (meta/acces.yml de serveur_keycloak le signale, porte_par: aucun).
6.3 Faire confiance à l'AC interne
Les interfaces web portent des certificats de l'autorité interne, qu'aucun navigateur ne connaît. Récupérer la racine et son empreinte :
make ca-racine # écrit ./root_ca.crt, affiche sujet, validité, empreinte
make ca-empreinte # la même empreinte, lue SUR l'AC — le témoin de comparaison
Compare les deux avant d'installer. Ce n'est pas une formalité : installer une AC, c'est lui donner le droit de signer n'importe quel nom pour ton navigateur. La comparaison est ce qui distingue ta racine d'une racine interceptée.
sudo cp root_ca.crt /usr/local/share/ca-certificates/setops-root.crt
sudo update-ca-certificates
Firefox a son propre magasin : Paramètres → Certificats → Autorités → Importer.
La racine est un certificat public — elle n'a rien à faire dans la voûte, et tout à faire dans le magasin de confiance de qui administre.
6.4 Où administrer quoi
| Ce que tu veux faire | Où | Comment |
|---|---|---|
| créer/désactiver une personne | LDAP (ou=people) |
via Keycloak, ou ldapmodify |
| donner ou retirer un accès | LDAP (ou=groups) |
ajouter/retirer du groupe |
| changer ce qu'un groupe vaut dans un service | le plan (meta/acces.yml) |
c'est de l'infrastructure : éditer, redéployer |
La troisième ligne est la seule qui passe par Set-OPS. Les deux premières t'appartiennent et le dépôt ne les touchera plus jamais.
6.5 Si tu te fermes dehors
Les comptes locaux de chaque service existent, sont en voûte, et leur formulaire n'est pas
annoncé (authentification.md §3). L'accès de secours passe par sudo sur l'hôte :
grafana-cli admin reset-admin-password
forgejo admin user change-password
occ user:resetpassword
Et si LDAP lui-même est en panne, ces trois commandes fonctionnent quand même : elles ne dépendent ni de Keycloak, ni de l'annuaire. C'est le sens de D-40.
6.6 Ce que tu dois changer en priorité
- Le mot de passe d'amorçage — imposé dès la première connexion, tu n'as pas le choix (§3).
- Les comptes de secours générés au déploiement : ils sont en voûte, et l'auteur du déploiement y a eu accès. Les régénérer transfère réellement le contrôle.
- Le mot de passe de la voûte elle-même, si le dépôt change de mains.
7. Ce que ce document ne couvre pas
La gestion courante des comptes. Créer, suspendre, réaffecter : c'est le travail du sysadmin, pas du dépôt. Set-OPS ne fournit ni registre de personnes, ni synchronisation — volontairement. Un registre versionné mettrait des données personnelles dans l'historique git, de façon permanente et difficile à retirer.
L'autorisation machine-à-machine. Les comptes de service (PostgreSQL, Redis, jetons d'API) ne sont pas des humains et ne passent pas par LDAP — ils vivent en voûte, liés à un service et non à une personne.
Les permissions internes à un service. Qui peut écrire dans quel dépôt Forgejo, qui voit quel dossier Nextcloud : ça se règle dans le service, à partir du groupe qu'il a reçu. Set-OPS accorde l'entrée et le niveau ; il ne réimplémente pas le modèle de chaque application.
Rien n'est construit. Ce document fixe la direction ; le rôle d'amorçage, les
meta/acces.yml et la preuve restent à écrire.