Set-OPS-Public/docs/runbooks-exploitation.md
Daniel Allaire 65fbb0aef4 runbook : la frontiere porte deux adresses de gestion (transition D-77)
10.17.0.1/24 posee par l'API a cote de 10.0.0.1/24, qui reste active. Ajouter
AVANT de retirer : un point de routage qui change d'adresse d'un coup coupe
simultanement l'exploitant, les commutateurs qui l'ont en passerelle par defaut,
et l'outil qui devait faire la bascule.

Documente l'ordre du reste (poste, commutateurs, hyperviseurs, transit, VXLAN,
stockage, puis retrait) et surtout ce qui n'en depend PAS : le renumerotage du
TENANT est independant — la frontiere route son supernet vers le meme prochain
saut quelle que soit sa propre adresse de gestion.

prouver reste a 1 : P03 signale l'ecart plan/applique, qui est reel jusqu'au
renumerotage du tenant.

Co-Authored-By: Claude Opus 5 <noreply@anthropic.com>
2026-08-12 16:43:09 -04:00

9.1 KiB

Runbooks d'exploitation — Set-OPS

Pour qui : l'exploitant, face à une situation. Pas le mainteneur, pas l'apprenant. Le pourquoi vit dans les autres docs/ ; la version pédagogique, dans le wiki. Ici, uniquement le comment faire.

Tu viens de reprendre l'écosystème et tu ne sais pas par où entrer ? Wiki → Reprendre l'écosystème.


1. Un certificat a expiré / le login SSO est cassé

Symptôme : connexion à une app via le SSO échoue après le login ; log Grafana/app : tls: failed to verify certificate: x509: certificate has expired.

Cause fréquente : le cert step-ca a été renouvelé sur disque mais le service (nginx sur l'edge) n'a pas été rechargé → il sert l'ancien cert en mémoire.

Diagnostic-réflexe — comparer le cert servi au cert fichier :

# SERVI (en mémoire par nginx)
echo | openssl s_client -connect infra-edge-01…:443 -servername keycloak.lab… 2>/dev/null \
  | openssl x509 -noout -enddate
# FICHIER (sur disque)
openssl x509 -in /etc/step/certs/infra-edge-01….crt -noout -enddate

Dates différentes (servi < fichier) ⇒ nginx sert un cert périmé.

Fix immédiat : systemctl reload nginx sur l'edge (idem postfix/dovecot/slapd selon le service touché).

Fix permanent (déjà en place) : client_pki_reload_services recharge les vrais consommateurs après chaque renouvellement — edge→nginx, mail→postfix/dovecot, annuaire→slapd. Vérifier : systemctl cat cert-renewer@$(hostname -f).service | grep ExecStartPost. Voir aussi l'unité wiki PKI & confiance (⑤ le renouvellement).


2. Donner Explore/Editor à un opérateur dans Grafana (RBAC)

Par défaut, un utilisateur SSO est Viewer (dashboards seulement, pas Explore). Pour l'élever :

  1. Déclarer l'assignation dans l'inventaire de l'instance (group_vars serveur_keycloak) :
    serveur_keycloak_role_assignments:
      - { user: <uid>, role: grafana-editor }   # ou grafana-admin
    
  2. Redéployer Keycloak (make deployer sur le nœud SSO) — kcadm à chaud, sans coupure.
  3. L'utilisateur doit se déconnecter/reconnecter (Grafana applique le rôle à la connexion).

Mapping (défaut du rôle grafana) : grafana-admin→Admin, grafana-editor→Editor, sinon Viewer (serveur_grafana_oidc_role_path). Idéal souverain : piloter par un groupe d'annuaire plutôt qu'un utilisateur explicite. Voir l'unité wiki Autorisation & RBAC.


3. « Connection timed out during banner exchange » — le message qui accuse le réseau

Symptôme : Ansible marque un ou plusieurs hôtes injoignables, avec ce message. On soupçonne le réseau, la route ou le pare-feu. C'est presque toujours autre chose.

Pourquoi le message trompe. À travers la frontière, la poignée TCP aboutit toujours — le pare-feu y répond lui-même sans relayer (voir frontiere-opnsense.md). L'échec ne peut donc pas se présenter comme un « connection refused » franc : il se manifeste plus tard, au moment où le serveur devrait annoncer sa bannière SSH. D'où un message qui parle de délai réseau pour un hôte qui, souvent, n'a jamais rien reçu.

Les trois causes, par fréquence :

  1. La VM n'est pas encore là. make creer-vm rend la main dès que Proxmox a démarré la VM, pas quand elle répond. C'est le cas normal, quotidien, et aucun correctif ne l'abolira : les attentes actives du Makefile existent pour ça.
  2. sshd refuse une rafale. MaxStartups / MaxSessions trop serrés coupent des connexions parfaitement légitimes — deux déploiements interrompus le 2026-08-09, sur des hôtes qui n'avaient ni redémarré ni perdu leur réseau. Réglés par ssh_hardening_max_startups (10:30:60) et ssh_hardening_max_sessions (10), avec l'arbitrage expliqué dans roles/ssh_hardening/defaults/main.yml.
  3. Le réseau, vraiment — le cas le plus rare, et le dernier à examiner.

Ce qui tranche, dans l'ordre :

make hote-afficher HOTE=<nom>                 # l'hôte existe-t-il au plan ?
ssh -v ansible@<ip> 2>&1 | tail -20           # où la négociation s'arrête exactement

Une bannière (SSH-2.0-OpenSSH…) prouve que le chemin est bon et que le problème est applicatif. Aucun connect() ne prouvera quoi que ce soit ici — il réussit vers le vide.


4. Brander une instance Forgejo (identité visuelle)

Activer dans l'inventaire (group_vars serveur_forgejo) :

serveur_forgejo_branding: true
serveur_forgejo_app_name: "Forge Chezlepro"
serveur_forgejo_theme: "forgejo-dark"
serveur_forgejo_meta_description: "…"

Puis redéployer. Le rôle déploie le dossier custom/ officiel (logo/favicon aurore, accent CSS par variables, page d'accueil brandée) — léger, résistant aux MAJ (aucune classe interne touchée). Note : ne s'applique qu'aux Forgejo gérées par Set-OPS.

5. Restaurer — et d'abord : prouver qu'on peut

Éprouvé le 2026-08-12 sur Chezlepro. make valider rejoue la partie automatisable ; la restauration d'une base reste manuelle, et porte un piège décrit plus bas.

Ce que make valider prouve tout seul, pour chaque nœud détenteur d'état : le dernier instantané se restaure, il en sort des fichiers, et — pour l'annuaire — qu'il est rejouable (slapadd -u, essai à blanc, rien n'est écrit). Verdicts possibles :

Verdict Sens
OK restauré, et non vide
À CONFIRMER restauré, mais l'instantané n'emporte aucun fichier — légitime si ce nœud n'a pas encore de données, à trancher par un humain
SANS OBJET ce nœud ne détient rien de non régénérable
ÉCHEC la restauration elle-même a échoué

Restaurer les clés de l'autorité (infra-pki-01)

export RESTIC_REPOSITORY=$(grep -oP 'RESTIC_REPOSITORY="\K[^"]+' /usr/local/sbin/setops-sauvegarder.sh)
export RESTIC_PASSWORD_FILE=/etc/setops/restic.pass
t=$(mktemp -d); restic restore latest --target "$t"
diff -r "$t/etc/step-ca" /etc/step-ca

Mesuré : 12 fichiers, 11 identiques octet pour octet, root_ca_key et intermediate_ca_key compris. Le seul écart attendu est db/000000.vlog — le journal de la base badger de step-ca, qui avance à chaque émission de certificat.

Rejouer une base depuis pg_dumpall — LE PIÈGE

pg_dumpall écrit CREATE DATABASE <suivante> avant le \connect correspondant. Découper « du \connect X au \connect suivant » emporte donc un ordre qui vise une autre base. Couper aussi sur CREATE DATABASE, et vérifier avant de rejouer :

awk '/^\\connect forgejo$/{f=1;next} f && (/^\\connect /||/^CREATE DATABASE /){exit} f' \
    toutes-bases.sql > section.sql

grep -qE '^(DROP|CREATE|ALTER) DATABASE|^\\connect' section.sql \
  && { echo "REFUS : ordre hors-perimetre"; exit 1; }

runuser -u postgres -- createdb epreuve_restauration
runuser -u postgres -- psql -q -d epreuve_restauration -f section.sql
runuser -u postgres -- psql -tAd epreuve_restauration -c "select count(*) from information_schema.tables where table_schema='public'"
runuser -u postgres -- dropdb epreuve_restauration

Mesuré sur forgejo : rejeu en 0 erreur, 130 tables, et les comptes réels (forgejo-admin, sysadmin). Production vérifiée intacte après coup.

Ne jamais rejouer un pg_dumpall entier sur un cluster vivant : il contient les DROP DATABASE de toutes les bases. Une restauration réelle se fait sur un cluster neuf.

6. La frontière porte deux adresses de gestion (transition D-77)

Posée le 2026-08-12 par l'API (interfaces/vip_settings, mode ipalias). Ce n'est pas une anomalie : c'est une bascule d'adressage en cours.

10.0.0.1/24    adresse historique — TOUJOURS ACTIVE, rien ne l'a quittée
10.17.0.1/24   adresse cible (D-77 : underlay dans la bande basse du /16 du site)

Ajouter avant de retirer, jamais l'inverse. Un point de routage qui change d'adresse d'un coup coupe simultanément l'exploitant, les commutateurs qui l'ont en passerelle par défaut, et l'outil qui devait faire la bascule.

Ce qui reste à déplacer, et dans quel ordre

  1. le poste de l'exploitant — une seconde adresse 10.17.0.x/24 ;
  2. les commutateurs (10.0.0.3, .4) et leur ip default-gateway ;
  3. l'administration des hyperviseurs (vmbr0), l'OOB/IPMI ;
  4. le transit (10.0.4.x) et le transport VXLAN (10.0.5.x) ;
  5. le stockage vers 192.168.<vlan>.0/24 ;
  6. en dernier seulement, retirer 10.0.0.1.

Ce qui ne dépend PAS de cette bascule

Le renumérotage du tenant (10.2710.17) est indépendant. La frontière route le supernet du tenant vers le même prochain saut, quelle que soit sa propre adresse de gestion : il suffit que la route et les alias suivent. Les deux chantiers peuvent donc être menés séparément — et c'est préférable.

Longueur de préfixe. Une fois les deux faits, la gestion (10.17.0.0/24) vit à l'intérieur du supernet du tenant (10.17.0.0/16). Aucun conflit : la route connectée du /24 est plus spécifique que celle du /16. C'est la règle du préfixe le plus long, pas une coïncidence.